PHYTOTHÉRAPIE

« C’est la nature qui guérit les malades » – Hippocrate

C’est l’emploi thérapeutique de substances d’origine végétale.

La phytothérapie est un terme inspiré du grec « phytos » qui signifie « plantes » et «therapeia» qui signifie « traitement ».

Selon l’OMS, la phytothérapie est la médecine complémentaire la plus ancienne et la plus utilisée au monde.

Bien qu’il existe, selon l’OMS, plus de 20 000 plantes utilisées dans le monde pour ses propriétés médicinales, sans compter celles que nous n’avons pas encore découvertes, seulement 2 000 à 3 000 plantes médicinales ont été étudiées au niveau scientifique.

La médecine moderne (on parle parfois aussi de médecine chimique ou allopathique, par opposition à l’homéopathie) repose en partie sur les plantes médicinales, certains principes actifs comme l’aspirine ont été isolés de plantes médicinales comme le saule ou la reine-des-prés, tout comme la digitaline extraite de la digitale. Actuellement la plupart de ces principes actifs sont produits par synthèse chimique et rarement isolés de plantes, surtout pour l’industrie pharmaceutique. Les plantes médicinales (par exemple de régions tropicales) sont aussi la source de nouvelles molécules contre le cancer. La grande biodiversité de certaines régions (Madagascar, Amazonie) permet la découverte de molécules avec de précieuses propriétés.

L’utilisation des plantes médicinales remonteraient à 3000 ans avant JC, à l’époque les sumériens utilisaient des décoctions de plantes pour soigner, des tablettes d’argiles gravées ont témoigné de l’utilisation de plusieurs centaines de plantes médicinales.

Les Grecs et les Romains utilisaient également de nombreuses plantes. On en retrouve des références, entre autres, dans l’œuvre de Dioscoride (médecin grec du 1er siècle), ou dans Histoire Naturelle, ouvrage en 37 volumes de Pline l’Ancien qui dès l’Antiquité et jusqu’à la fin du Moyen Âge, a été copié de nombreuses fois.

En Europe, les plantes représentent l’essentiel de la pharmacopée jusqu’à la fin du XIXe siècle et l’avènement de la chimie moderne. Encore largement utilisées après la Seconde Guerre mondiale, elles furent ensuite supplantées par les médicaments de synthèse plus simples d’emploi.

La phytothérapie est encore aujourd’hui la forme de médecine la plus répandue à travers le monde.

Depuis les années 1970, entre autres à cause des effets indésirables des médicaments de synthèse, les gens se tournent de nouveau vers les plantes médicinales. Leur popularité grandissante a amené les scientifiques à entreprendre de nouvelles recherches. Par exemple, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et la Communauté européenne ont créé des organismes visant à recenser les usages traditionnels des plantes médicinales, à les valider sur le plan scientifique et à mieux comprendre leurs mécanismes sous-jacents. La Commission E et l’Escop sont deux de ces organismes.