Troubles de la ménopause

par | 11 septembre 2021 | 0 commentaires

Ménopause et les troubles liés

La ménopause est l’arrêt définitif des fonctions ovariennes et par conséquent des fonctions de reproduction de la femme. C’est une aménorrhée (arrêt des règles) définitive. Elle se situe entre 45 et 55 ans, avec une moyenne située à 51 ans.

Cliniquement, il va y avoir un certain nombre de manifestations ressenties comme désagréables.

Toutes les femmes ménopausées ne ressentiront pas forcément ces désagréments et certaines d’entre elles peuvent traverser cette période sans aucun souci.

Ce n’est pas le cas de toutes les femmes et certaines peuvent vraiment très mal vivre cette étape de la vie qu’est la ménopause.

Parmi les désagréments les plus courants, nous pouvons noter les bouffées de chaleur qui se traduisent par une sensation de chaleur brutale avec rougeur de la peau atteignant essentiellement la face, le cou et le torse. Elles surviennent volontiers la nuit (car le taux d’œstrogènes est le plus bas) et peuvent réveiller certaines femmes. Leur durée est variable de quelques mois à plusieurs années. Elles peuvent être invalidantes ou discrètes.

L’hypnose peut réduire les bouffées de chaleur en améliorant l’acceptation de la ménopause et en réduisant le stress qui accompagne ce changement important dans la vie d’une femme.

En phytothérapie, nous utilisons depuis très longtemps des plantes qui sont reconnues dans cette indication.

Nous pouvons citer :

Cimicifuga, Actea racemosa, Cimicifuga racemosa racine.

Son usage est bien établi et cette plante est indiquée dans les troubles neurovégétatifs de la ménopause (bouffées de chaleur, sueurs).

Le cimicifuga est déconseillé en cas d’antécédents de troubles hépatiques. Attention, le traitement doit être arrêté en cas d’apparition de troubles évoquant une atteinte hépatique (jaunissement peau, nausées vomissements et urines foncées).

On peut noter parfois l’apparition de saignements vaginaux.

Il est également déconseillé en cas de cancer hormono-dépendant ou d’antécédent de cancer hormono-dépendant du fait de son activité œstrogène-like.

On peut noter des réactions cutanées à type de démangeaisons, urticaire, exanthème et des troubles gastro-intestinaux.

Cette plante ne doit pas être associée à un traitement oestrogénique.

Sauge officinale, Sauge trilobée, Salvia officinalis, S. fructicosa feuille.

La sauge officinale n’a pas d’activité oestrogénique directe mise en évidence mais elle possède des propriétés antioxydantes et antiinflammatoires.

Elle est indiquée traditionnellement pour le traitement de l’hypersudation, les troubles dyspeptiques, les inflammations oro-pharyngées du fait de ses propriétés antiseptiques et pour soulager les inflammations mineures de la peau.

Elle ne doit être employée que chez l’adulte et elle est déconseillée en cas de grossesse et d’allaitement. Son usage doit être fait sur les conseils d’un professionnel de santé car la thuyone, présente dans la plante, est une cétone neurotoxique et abortive. Les apports en thuyones doivent être inférieurs à 5 mg/jour ce qui peut représenter 1 g de feuilles séchées de Sauge officinale en infusion par jour seulement, en fonction de la provenance de la plante ! L’huile essentielle quant à elle ne doit jamais être utilisée en auto-médication et toujours sous le contrôle d’un professionnel de la santé (médecin ou pharmacien) formé à l’aromathérapie.

ménopause
Sauge officinale

Houblon, Humulus lupulus, cônes femelles.

Il a des propriétés apéritives (principes amers), une action sédative et une action oestrogénique. Il peut être intéressant de l’associer à l’aubépine pour les bouffées de chaleur de la femme ménopausée.

Attention à son goût amer qui peut être désagréable en infusion.

Il est contre-indiqué chez la femme enceinte ou allaitante.

Des précautions d’emploi existent notamment avec la conduite d’engins du fait de son activité sédative et chez les patientes avec des antécédents de cancers hormono-dépendants du fait de son activité oestrogénique.

En aromathérapie on peut citer :

HE de Sauge sclarée, Salvia sclarea, somités fleuries.

Elle a des propriétés œstrogéniques et agit donc sur les troubles hormonaux féminins (aménorrhées ou absence de règles, ménopause, bouffées de chaleur, retard des règles). Elle est également antifongique, antispasmodique, stimulante du foie.

Elle est formellement déconseillée en cas d’antécédent ou de cancer hormono-dépendant ou de troubles associés à une hypersécrétion d’œstrogènes du type mastoses, kystes ovariens etc…

Elle est également déconseillée lors de la grossesse et l’allaitement, ainsi que chez les jeunes enfants.

Les huiles essentielles étant des concentrés de molécules chimiques, il est important de rappeler quelques précautions d’emploi:

  • Ne pas administrer pendant les 3 premier mois de grossesse et durant l’allaitement; seules quelques HE sont autorisées chez la femme enceinte au cours des 2ème et 3ème mois de grossesse, donc pas d’automédication et toujours demander à un professionnel de santé dûment formé.
  • Les HE peuvent être allergisantes (allergie cutanée ou respiratoire) donc toujours faire un test avec 1 ou 2 gouttes d’HE dans le pli du coude. Aucune irritation ne doit apparaître dans le quart d’heure qui suit. Attention, certaines HE sont dermocaustiques et donc à ne pas appliquer pures sur la peau.
  • Ne jamais appliquer d’HE pure dans les yeux, la muqueuse nasale, le conduit auditif ou les parties anogénitales.
  • Certaines HE sont phototoxiques et ne doivent pas être appliquées sur la peau en cas d’exposition au soleil.
  • Ne jamais appliquer chez les enfants de moins de 30 mois d’HE de menthe poivrée sur la peau car il y a un risque de spasme laryngé, ni chez l’adulte sur une grande surface car elle provoque une sensation glacée avec une vasoconstriction.
  • Ne pas utiliser en automédication chez les enfants, toujours demander à un professionnel de la santé dûment formé.

Pour plus de renseignements, contactez-nous.

Genève

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