Troubles alimentaires – Gestion du poids

par | 11 septembre 2021 | 0 commentaires

Troubles Alimentaires

Les troubles alimentaires, désignent des perturbations graves du comportement alimentaire. Le comportement est considéré comme « anormal » parce qu’il est différent des pratiques alimentaires habituelles mais surtout parce qu’il a des répercussions négatives sur la santé physique et mentale de l’individu. Ils touchent beaucoup plus de femmes que d’hommes, et débutent souvent à l’adolescence ou au début de l’âge adulte.

Les troubles alimentaires les plus connus sont l’anorexie et la boulimie, mais il existe aussi l’hyperphagie boulimique qui est caractérisée par l’absorption d’une quantité disproportionnée de nourriture de façon compulsive.

L’anorexie :

Elle se caractérise par une peur intense d’être ou de devenir gros(se), et donc une forte volonté de perdre du poids, une restriction alimentaire excessive (allant jusqu’à un refus de s’alimenter), et une déformation de l’image corporelle. C’est un trouble qui touche principalement les femmes et qui apparait généralement pendant l’adolescence.

L’indice de masse corporelle est trop bas par rapport à l’âge et au sexe.

Il y a une distorsion de l’image corporelle (se voir gros(se) alors qu’on ne l’est pas), un déni du poids réel et de la gravité de la situation.

Dans certains cas, l’anorexie est associée à des épisodes d’hyperphagie (binge-eating), c’est-à-dire d’ingestion disproportionnée d’aliments. La personne vatout faire ensuite pour éliminer l’excès de calories, notamment en vomissant ou en utilisant des laxatifs ou des diurétiques.

La malnutrition causée par l’anorexie peut être responsable de nombreux symptômes. Chez les jeunes femmes, les règles disparaissent généralement en dessous d’un certain poids (aménorrhée). Des troubles digestifs (constipation), une léthargie, une fatigue ou une frilosité, des arythmies cardiaques, des déficits cognitifs et un dysfonctionnement rénal peuvent survenir. En l’absence de traitement, l’anorexie peut conduire au décès.

La boulimie :

La boulimie est caractérisée par une consommation excessive ou compulsive de nourriture (hyperphagie) associée à des comportements d’élimination, le plus souvent par vomissements provoqués.

La boulimie affecte principalement les femmes.

Elle se caractérise par des épisodes récurrents d’hyperphagie (ingurgitation de quantités importantes de nourriture en moins de 2 heures, avec le sentiment de perdre le contrôle), des épisodes récurrents « compensatoires », destinés à éviter la prise de poids (purge) ces épisodes surviennent au moins une fois par semaine pendant 3 mois.

La plupart du temps, les personnes boulimiques ont un poids normal et cachent leurs épisodes d’hyperphagie, ce qui rend le diagnostic difficile.

L’hyperphagie boulimique :

L’hyperphagie boulimique ou « compulsionnelle » ressemble à la boulimie (absorption disproportionnée de nourriture et sentiment de perte de contrôle), mais elle n’est pas accompagnée de comportements compensatoires, comme les vomissements ou la prise de laxatifs.

L’hyperphagie est généralement associée à plusieurs de ces facteurs :

  • manger trop vite de façon compulsive ;
    • manger jusqu’à se sentir mal ;
    • manger de grandes quantités de nourriture même lorsqu’on n’a pas faim ;
    • manger seul en cachette, en raison d’un sentiment de honte lié à la quantité de nourriture ingurgitée ;
    • il existe un fort sentiment de dégoût, de dépression ou de culpabilité après l’épisode d’hyperphagie.

L’hyperphagie est associée à une obésité (Indice de Masse Corporelle ≥ 30) dans la grande majorité des cas. La sensation de satiété est altérée, voire inexistante.

On estime que l’hyperphagie (binge-eating disorders, en anglais) constitue le trouble alimentaire le plus fréquent et il touche aussi bien les femmes que les hommes.

L’alimentation sélective :

Cette nouvelle catégorie assez large regroupe les troubles d’alimentation sélective et/ou d’évitement (ARFID, pour Avoidant/Restrictive Food Intake Disorder), qui concernent principalement des enfants et des adolescents. Ces troubles se caractérisent notamment par une sélectivité très forte vis-à-vis des aliments : l’enfant ne mange que certains aliments, en refuse énormément (en raison de leur texture, de leur couleur ou de leur odeur par exemple). Cette sélectivité a des répercussions négatives : amaigrissement, malnutrition, carences. Dans l’enfance ou l’adolescence, ces troubles alimentaires peuvent perturber le développement et la croissance.

Ces troubles sont différents de l’anorexie car ils ne s’associent pas à une volonté de perdre du poids ou à une image déformée du corps.

Bien qu’ils débutent dans l’enfance, ils peuvent parfois persister à l’âge adulte.

En outre, le dégout ou l’aversion pathologique pour la nourriture, après un épisode d’étouffement par exemple, peut survenir à tout âge, et serait classé dans cette catégorie.

Autres troubles :

Dès qu’un comportement alimentaire génère une détresse psychologique ou des problèmes physiologiques, il doit faire l’objet d’une prise en charge.

Il peut par exemple s’agir d’une obsession pour certains types d’aliments (par exemple l’orthorexie, qui est une obsession pour les aliments « santé », sans anorexie), ou de comportements atypiques comme l’hyperphagie nocturne, entre autres.

Les troubles du comportement alimentaire sont des maladies complexes et multifactorielles, dont les origines sont à la fois biologiques, psychologiques, sociales et environnementales. Ainsi, de plus en plus d’études montrent que des facteurs génétiques et neurobiologiques jouent un rôle dans leur apparition.

Ces troubles alimentaires sont fréquemment associés à d’autres troubles comme la dépression, des troubles anxieux, des troubles obsessionnels compulsifs, l’abus de substances (drogues, alcool) ou encore des troubles de la personnalité. Les patients n’arrivent pas à gérer leurs émotions et ils compensent. Ce comportement alimentaire anormal leur procure un sentiment de confort, de soulagement, mais il est associé à une forte culpabilité (surtout en cas d’hyperphagie).

L’hypnose reste le domaine de prédilection de la gestion des émotions.

L’hypnose associée aux thérapies brèves ont démontré leur efficacité dans la plupart des troubles des comportements alimentaires.

Elles visent à comprendre les causes du trouble, à instaurer de nouvelles habitudes alimentaires et à modifier les croyances à propos du poids et de la nourriture. En confrontant le patient aux situations qui l’angoissent, l’hypnose vise à restaurer un comportement alimentaire centré sur les sensations physiologiques (faim, rassasiement, satiété).

L’hypnothérapeute va donc accompagner son patient pour traiter les angoisses, réassocier le corps et l’esprit, travailler sur l’estime de soi, changer les habitudes, éviter les évitements et accompagner dans la vie quotidienne.

En général, la thérapie repose sur des séances hebdomadaires, seul(e) ou en groupe. Un audio sera donné à écouter tous les jours. Les séances suivantes seront ensuite espacées progressivement et il sera proposé une séance de validation des changements 6 mois plus tard.


Pour plus de renseignements, contactez-nous.

Genève

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