Dépression

par | 11 septembre 2021 | 0 commentaires

Dépression

Selon la définition de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), la dépression constitue un trouble mental courant, caractérisé par la tristesse, la perte d’intérêt ou de plaisir, des sentiments de culpabilité ou de faible estime de soi, des troubles du sommeil ou de l’appétit, d’une sensation de fatigue et d’un manque de concentration.

Elle peut être de longue durée ou récurrente, et porte essentiellement atteinte à la capacité des personnes à fonctionner au travail ou à l’école, ou à gérer les situations de la vie quotidienne. Lorsque légère, la dépression peut être traitée sans médicaments. Cependant, lorsqu’elle est modérée ou grave, les patients peuvent avoir besoin de médicaments et d’une thérapie par le dialogue.

Une personne doit présenter au moins 5 des 9 symptômes suivants pour une durée d’au moins deux semaines, la plupart du temps, entrainant un changement dans le mode de fonctionnement habituel. Au moins l’un de ces deux critères doit être présent : humeur triste, anhédonie.

  • Humeur triste : décrite comme plus intense que la douleur d’un deuil. Le malade est sans joie et opprimé, parfois il est incapable de percevoir tout sentiment. En général l’humeur est au pire le matin. Chez les enfants et adolescents, cela peut se manifester par une irritabilité accrue.
  • Anhédonie : diminution du plaisir ou de l’intérêt pour toutes activités, y compris celles qui procurent du plaisir habituellement. Les habitudes se modifient, les passe-temps sont délaissés, tout semble monotone et vide, y compris les activités habituellement gratifiantes.
  • Modification involontaire du poids : prise ou perte de 5 % ou plus du poids habituel en un mois. Éventuellement, modification récente de l’appétit.
  • Troubles du sommeil : diminution (insomnie) ou augmentation (hypersomnie) du temps de sommeil.
  • Troubles de la concentration ou du processus de prise de décision.
  • Troubles du comportement : agitation ou ralentissement (bradypsychie) rapporté par l’entourage.
  • Asthénie : sensation de fatigue ou de diminution d’énergie
  • Sentiments de culpabilité hypertrophiés, souvent injustifiés et liés à l’auto-dépréciation du patient.
  • Idées noires : volonté de mourir, idées suicidaires actives, avec ou sans plan spécifique.
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L’intérêt des traitements antidépresseurs (selon une méta-analyse 1980-2009 portant sur 700 patients) est significatif pour les dépressions majeures mais non significatif pour les dépressions mineures, modérées et sévères (qui représente la majorité des patients). Il existe un intérêt économique et sanitaire, individuel et social de traiter les dépressions non majeures par un ensemble de traitements ne faisant pas intervenir de “chimiothérapie”.

La dépression n’est pas causée par l’environnement du sujet, mais par les pensées et les schémas mentaux qu’il emploie pour l’interpréter.

Les pensées dysfonctionnelles appelées « distorsion cognitive », sont des interprétations biaisées que nous faisons du monde, autrement dit ce sont des façons de penser qui sont limitantes et stériles qui nous conduisent à avoir une vision déformée, voire inexacte de la réalité. C’est donc en apprenant à travailler sur ses pensées et ses représentations, grâce à l’hypnose, qu’une personne pourra sortir de la dépression.

C’est pourquoi nous proposons une prise en charge par l’hypnose en premier lieu du fait de sa parfaite tolérance et son efficacité.

En ce qui concerne les huiles essentielles, elles peuvent grandement accompagner un travail sur soi. Elles seront utilisées en fonction du symptôme prédominant. Pour la dépression, nous privilégions la voie olfactive et la voie cutanée.

Il peut être également mis en place, en collaboration avec votre médecin traitant, un sevrage progressif des traitements anti-dépresseurs avec un relais par la phytothérapie.

La plante la plus connue pour le traitement des dépressions légères à modérées, dont l’activité estnreconnue par OMS, la Commission E, l’ESCOP et le NIH est le Millepertuis Hypericum perforatum, somités fleuries.

Son activité n’est pas immédiate et apparaît entre 3 et 4 semaines de traitement.

Un traitement au Millepertuis peut ne pas être limité dans le temps mais une consultation médicale après 4 à 6 semaines est nécessaire. Il n’est pas efficace sur les dépressions sévères et un avis médical sera nécessaire.

Il est contre-indiqué en cas de transplantation d’organes et chez les sujets VIH+ en raison des interactions médicamenteuses, en cas de dépression sévère ou de troubles bipolaires. Une allergie est possible. Pas d’effet malformatif connu en cas de grossesse mais éviter et la prudence est de mise lors de l’allaitement malgré qu’aucun accident n’ait été mentionné. Il peut être utilisé chez l’enfant de plus de 6 ans en adaptant la posologie.

De nombreuses interactions médicamenteuses sont à noter :

  • Immunodépresseurs (ciclosporine, sirolimus, tacrolimus).
  • Antirétroviraux (indinavir, névirapine, irinotécan).
  • AVK (antivitamine K : warfarine…).
  • Théophylline.
  • Digoxine.
  • Contraceptifs oraux.
  • Anticonvulsivants (sauf gabapentine et vigabatrin)

Des interactions pharmacodynamiques existent également avec :

  • Antidépresseurs IRS.
  • Antimigraineux (triptans) : syndrome sérotoninergique (confusion, agitation, tremblements, fièvre, incoordination…)

Les effets indésirables sont des troubles gastrointestinaux, des vertiges, de la fatigue, des maux de tête rares à doses thérapeutiques et inférieurs aux antidépresseurs tricycliques.

Il n’y a pas de photosensibilisation aux doses recommandées toutefois, en cas de surdosage important, éviter une exposition à la lumière UV prolongée pendant 1 semaine.

Votre médecin traitant devra donc être au courant de votre démarche. Nous nous assurerons d’une parfaite coordination avec vos soignants et travaillerons en étroite collaboration avec vos médecins.


Pour plus de renseignements, contactez-nous.

Genève

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