Anxiété

par | 11 septembre 2021 | 0 commentaires

Anxiété

L’anxiété est une émotion physiologique associée à un évènement nouveau et/ou à un sentiment de peur.

L’anxiété aigue a valeur de signal d’alarme et est un puissant moteur adaptatif chez tout le monde, par contre l’anxiété chronique est un facteur préjudiciable pour l’équilibre et la santé.

Les tableaux anxieux sont fréquents (15% de la population pour l’anxiété chronique).

L’anxiété est un état affectif qui se caractérise par une sensation d’insécurité, voire de peur. Un sujet se trouvant dans un état d’anxiété se sent troublé et appréhende quelque chose de négatif. Cette manifestation émotionnelle est considérée comme normale, lorsque la personne concernée réagit bien et contrôle la situation. Dans ce cas, elle joue plutôt le rôle de « signal d’alarme » permettant au sujet de mieux gérer la situation de crise.

L’anxiété, quand elle est bien dosée, permet d’amener une réponse adaptée à l’environnement. Elle est nécessaire à la survie.

L’anxiété chronique se caractérise par une réponse inappropriée à un stimulus donné, avec des caractéristiques d’intensité, de durée, présence de souffrance importante et de dysfonctionnements handicapants pour la personne.

a man holds his head while sitting on a sofa

Angoisse

L’angoisse est un état psychologique voisin de l’anxiété. Elle peut survenir de manière ponctuelle et disparaitre rapidement. Elle se manifeste souvent par des troubles physiques mineurs apparaissant et augmentant en quelques minutes tels que la sensation de serrement au niveau de l’estomac, des palpitations, la transpiration, des problèmes respiratoires, des nausées, des évanouissements, des troubles du sommeil, des frissons, de la fatigue ou des pleurs.

Peur

La peur est une émotion ressentie généralement en présence ou dans la perspective d’un danger ou d’une menace. En d’autres termes, la peur est une conséquence de l’analyse du danger et permet au sujet de le fuir ou de le combattre, également connue sous le terme « réponse combat-fuite ».

Stress

Le stress est l’ensemble des réponses d’un organisme soumis à des pressions ou contraintes de la part de son environnement. Ces réponses dépendent toujours de la perception qu’a l’individu des pressions qu’il ressent.

Les visages de l’anxiété sont multiples : pensées obsédantes et dérangeantes, stress quotidien, anxiété de la performance, troubles obsessionnels compulsifs, tableau d’anxiété généralisée, comportements phobiques, attaques de panique etc…

Tous ces tableaux ont en commun un défaut d’adaptation à une situation réelle ou fantasmée, ce qui fait souvent dire à la personne « je sais bien que c’est stupide » et « c’est incontrôlable » ce qui renforce le sentiment de ne pouvoir rien faire.

Il existe une très ample littérature scientifique sur les avantages de l’hypnose médicale dans le cadre des tableaux anxieux aigus mais aussi chroniques. Dans ce cas l’autohypnose comme complément à la thérapie en cabinet est indispensable.

En phytothérapie nous avons des plantes dites adaptogènes, terme récent par opposition à la médecine traditionnelle, générique et non spécifique. Ce sont des plantes qui permettent un renforcement des moyens de défense de l’organisme suite à une stimulation ou qui régulent les fonctions organiques et permettent une meilleure défense face à la maladie et au stress.

Les plantes adaptogènes agissent sur la réponse non spécifique au stress.

Les principales plantes adaptogènes dont les données scientifiques sont recevables sont :

  • Ginseng Panax Ginseng C.A. Meyer racines.

Attention à la provenance car des falsifications et des contaminations sont fréquentes. Indiqué traditionnellement dans le traitement de l’asthénie, des états de fatigues et de faiblesse.

Il est contre-indiqué chez les moins de 18 ans et la femme enceinte et allaitante par absence de données.

Ne pas dépasser 3 mois de traitement ; son usage prolongé peut provoquer des troubles mimant une imprégnation aux corticoïdes, des metrorrhagies (saignements survenant entre les règles) et des mastalgies (douleurs des seins).

Des interactions médicamenteuses sont rapportées avec les anticoagulants et les IMAO (Inhibiteurs de Mono Amine Oxydase, une classe d’anti-dépresseurs).

  • Eleuthérocoque ou Ginseng de Sibérie, Eleutherococcus senticosus (Rupr&Maxim) Maxim racine.

Utilisé dans le traitement des symptômes de l’asthénie (usage traditionnel).

Ne pas utiliser chez l’enfant de moins de 12 ans et la femme enceinte et allaitante par absence de données.

Ne pas dépasser 2 mois de traitement.

Les effets secondaires rapportés sont des insomnies, des palpitations, de l’hypertension, une irritabilité, de la nervosité, des maux de tête et des saignements.

Il y a un risque d’interaction médicamenteuse avec les anticoagulants, les antihypertenseurs et les hypoglycémiants.

  • Rhodiole ou Orpin rose, Rhodiola rosea L., racines – rhizome.

Ne pas utiliser chez les moins de 18 ans et les femmes enceintes et allaitantes par absence de données.

Ne pas dépasser 2 semaines de traitement.

Sa toxicité est très faible.

  • Schisandra ou Baie aux 5 saveurs, Schisandra chinensis (Turcz.) Baill., fruit mûr séché.

En Aromathérapie, de nombreuses huiles essentielles sont actives contre l’anxiété (anxiolytiques), relaxantes et anti-stress, actives sur le système nerveux. Pour ne citer que quelques-unes :

  • HE Camomille romaine  Chamaemelum nobile (op. fleurs).

Contre-indiquée les 3 premiers mois de grossesse.

Voies possibles : cutanée, orale ou olfactive.

La Camomille est parmi toutes les HE, la plus riche en esters ce qui lui confère ses propriétés à savoir calmante du SNC, antispasmodique, antalgique et pré-anesthésiante.

  • HE Mélisse Melissa officinalis (feuille).

Elle est sédative (améliore la qualité et la durée du sommeil), elle régule le système neuro-végétatif et elle est spasmolytique (antispasmodique digestif et cardiovasculaire).

Ses indications thérapeutiques sont les palpitations, la spasmophilie et toutes ses manifestations neuro-végétatives, les troubles du sommeil (surtout si associés à des troubles de la digestion).

Seul inconvénient, elle est très chère car le rendement de la distillation est très faible.

  • HE de Marjolaine Origanum majorana (plante fleurie).

Elle est anti-asthénique, neurotonique, rééquilibrante nerveuse générale, calmante et sédative, antispasmodique, hypotensive, antalgique percutané et anti-inflammatoire.

C’est une excellente HE de terrain pour les troubles ayant leur cause dans les problèmes relationnels. Elle redonne l’envie d’agir en donnant l’impulsion nécessaire.

Elle est indiquée dans la neurasthénie, la dépression légère, les spasmes nerveux, la tachycardie et les dystonies neurovégétatives (DNV).

Les voies d’administration sont la voie cutanée, la voie orale et la voie rectale.

Elle est contre-indiquée dans les 3 premiers mois de grossesse.

Attention, une faible irritation cutanée est possible si utilisée à l’état pur sur une peau sensible ou chez l’enfant ; dans ce cas diluer dans une huile végétale (HV).

  • HE de Basilic exotique Ocimum basilicum (plante entière).

C’est un spasmolytique puissant (spasmes intestinaux), elle a une action sédative, rééquilibrante nerveuse, et antalgique puissante.

Elle est indiquée dans la spasmophilie, l’insomnie de la personne stressée qui ressasse ses soucis, l’insomnie digestive, le stress et l’anxiété.

Elle s’utilise par voie orale principalement mais une voie cutanée est possible si diluée (irritation possible à l’état pur).

Elle est contre-indiquée durant les 3 premiers mois de grossesse et attention à la toxicité du Méthyl-Chavicol !

  • HE d’Oranger bigaradier Citrus Aurantium (feuille).

Elle a des propriétés antispasmodiques neurotropes, calmantes, sédatives (réequilibrant nerveux) et c’est un régulateur cardiaque.

C’est une HE intéressante au niveau psychique, elle est principalement « rythmique ».

Elle est indiquée dans la fatigue mentale, la nervosité , les spasmes d’origine émotionnelle et l’insomnie (due à une angoisse).

Toutes les voies d’administration sont possibles.

Il n’y a pas de contre-indication aux doses usuelles, elle est seulement déconseillée durant les trois premiers mois de la grossesse.

  • HE de Néroli Citrus aurantium (fleur).

Elle possède une action anti-dépressive, rééquilibrante nerveuse, sédative et neurotonique. Elle est donc indiquée en traitement de terrain pour la nervosité, le stress, la fatigue nerveuse et la dépression.

Toutes les voies d’administration sont possibles et elle n’a aucune contre-indication connue aux doses usuelles.

Son facteur limitant est le prix !

  • Essence de Mandarine  Citrus reticulata (zeste).

Elle est antispasmodique légère et modératrice du système nerveux sympathique donc relaxante, sédative et hypnotique légère.

Elle est indiquée dans l’agitation, l’angoisse, le stress avec DNV, les insomnies (difficulté à l’endormissement) et les palpitations.

Toutes les voies d’administrations sont possibles mais elle est particulièrement efficace dans un bain avec un dispersant approprié.

La diffusion atmosphérique est intéressante pour les enfants.

Elle est déconseillée les 3 premiers mois de la grossesse.

Attention à la photosensibilisation (dûe aux furocoumarines) donc pas d’application cutanée suivie d’exposition au soleil.

Une irritation est possible à l’application cutanée pure.

Les huiles essentielles étant des concentrés de molécules chimiques, il est important de rappeler quelques précautions d’emploi:

  • Ne pas administrer pendant les 3 premier mois de grossesse et durant l’allaitement; seules quelques HE sont autorisées chez la femme enceinte au cours des 2ème et 3ème mois de grossesse, donc pas d’automédication et toujours demander à un professionnel de santé dûment formé.
  • Les HE peuvent être allergisantes (allergie cutanée ou respiratoire) donc toujours faire un test avec 1 ou 2 gouttes d’HE dans le pli du coude. Aucune irritation ne doit apparaître dans le quart d’heure qui suit. Attention, certaines HE sont dermocaustiques et donc à ne pas appliquer pures sur la peau.
  • Ne jamais appliquer d’HE pure dans les yeux, la muqueuse nasale, le conduit auditif ou les parties anogénitales.
  • Certaines HE sont phototoxiques et ne doivent pas être appliquées sur la peau en cas d’exposition au soleil.
  • Ne jamais appliquer chez les enfants de moins de 30 mois d’HE de menthe poivrée sur la peau car il y a un risque de spasme laryngé, ni chez l’adulte sur une grande surface car elle provoque une sensation glacée avec une vasoconstriction.
  • Ne pas utiliser en automédication chez les enfants, toujours demander à un professionnel de la santé dûment formé.

Pour plus de renseignements contactez-nous.

Genève

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